Et si le bonheur s’apprenait ?
LA DÉFINITION DU BONHEUR
Le bonheur : faut-il le chercher, ou est-ce une manière de vivre ?
Et si le bonheur n’était pas quelque chose que l’on devait chercher, mais une manière d’habiter pleinement sa vie ? C’est une question qui m’accompagne depuis longtemps, dans mon travail auprès des enfants, des adolescents, des familles et des adultes.
Et cette année, elle prendra une dimension toute particulière !
Le jeudi 15 octobre 2026, j’aurai la joie d’accueillir Julien Peron, réalisateur et conférencier engagé autour de l’éducation et de la quête du bonheur, au Centre Alexis Peyret à Serres-Castet (64), pour la projection de son documentaire « C’est quoi le bonheur pour vous ? ».
Cette soirée sera l’occasion de découvrir ou redécouvrir un film qui pose une question aussi simple qu’énigmatique : qu’est-ce que le bonheur pour vous ?.
Car il me semble que nous avons besoin de réapprendre à nous poser cette question, un peu plus souvent.
LE BONHEUR DE RALENTIR
Septembre : le retour au rythme… mais pour quel rythme ?
Le mois de septembre est présenté comme un nouveau départ. Les cartables sont prêts, les emplois du temps se remplissent, les réunions reprennent, les activités extrascolaires redémarrent…
Après le ralentissement de l’été, chacun retrouve progressivement son rythme. Ou plutôt… retrouve-t-on vraiment « son rythme » ?
Pour beaucoup d’entre nous, la rentrée est aussi une course contre la montre : horaires à respecter, devoirs, activités, transports, travail, repas, organisation familiale…
Du côté des adultes, le téléphone recommence à sonner, les mails s’accumulent et les agendas se remplissent si vite que nous ne prenons pas le temps de nous demander comment nous allons réellement.
Chez les enfants et les adolescents, la rentrée peut aussi être synonyme de pression : retrouver un groupe, reprendre les apprentissages, répondre aux attentes, réussir, se comparer, trouver sa place, etc.
Et si, cette année, nous faisions les choses différemment ? Et si nous commencions par ralentir, sans forcément faire moins, mais être davantage présents à ce que nous faisons.
C’EST QUOI, LE BONHEUR ?
Être heureux, une question d’enfant ?
Quand on demande à un enfant ce qu’est le bonheur, les réponses peuvent surprendre : un moment avec ses parents, un copain, jouer, aller dehors, un animal, rire, faire quelque chose que l’on aime…
Puis, en grandissant, notre définition du bonheur se complexifie.
Nous associons le bonheur à la réussite, à la sécurité financière, à la reconnaissance, à la carrière, à la possession, aux vacances ou à l’atteinte d’objectifs. Nous passons beaucoup de temps à essayer de construire les conditions qui, pensons-nous, nous permettront enfin d’être heureux.
En tant que professionnelle en éducation et en développement personnel, je côtoie autant les adultes que les enfants. Et il m’arrive de me poser sincèrement la question : et si le bonheur ne dépendait pas uniquement de ce que nous avons, mais aussi de notre manière de vivre ce que nous avons ?
C’est précisément ce qui rend le documentaire de Julien Peron très intéressant. Pendant quatre années, il a parcouru le monde à la rencontre de personnes très différentes pour leur poser cette même question. Le film rassemble plus de 1 500 témoignages et nous invite à prendre du recul sur nos représentations du bonheur.
Il ne propose pas une recette universelle (et heureusement !), car il n’existe probablement pas une définition du bonheur.
Il y en a autant… que de personnes.
LA PLEINE CONSCIENCE : LA CLÉ DU BONHEUR ?
La pleine conscience où l’art d’apprendre à être là
C’est ici que la méditation de pleine conscience (lire ici mon article sur le sujet) s’ajoute naturellement à cette réflexion.
Avant toutes choses, faisons le point : méditer ne signifie pas chercher à être heureux à tout prix. Ce n’est pas non plus essayer de vider sa tête, de supprimer ses pensées, de maîtriser impérativement la position du lotus ou de devenir quelqu’un de parfaitement calme et posé.
La pleine conscience est une invitation à porter notre attention sur le moment présent, avec davantage de curiosité et moins de jugement.
✔ Observer sa respiration.
✔ Sentir son corps.
✔ Remarquer une émotion.
✔ Écouter réellement quelqu’un.
✔ Prendre conscience de ses pensées sans être obligé de les suivre.
✔ Être là, tout simplement.
Cette capacité peut sembler très ordinaire au premier abord, pourtant, elle est loin d’être évidente dans notre vie de tous les jours !
Nous sommes physiquement présents tout en étant ailleurs mentalement.
Vous ne me croyez pas ? Laissez-moi vous dresser le tableau :
– Nous mangeons en regardant notre téléphone.
– Nous écoutons nos enfants tout en pensant déjà à ce que nous devons faire ensuite.
– Nous travaillons en pensant à notre vie personnelle.
– Nous sommes en vacances tout en anticipant la rentrée.
Notre corps est ici, mais notre esprit est à demain.
La méditation de pleine conscience propose un autre chemin : revenir à ce qui est réellement en train de se vivre, de se passer.
C’est une pratique que j’utilise dans mes accompagnements auprès des adultes, des enfants/adolescents et des professionnels de l’éducation. Elle fait partie d’une approche plus large qui vise notamment à mieux comprendre le stress, les émotions, les automatismes et notre manière d’entrer en relation avec nous-mêmes et avec les autres.
BONHEUR ET ÉDUCATION
Et si l’éducation au bonheur commençait par l’éducation à l’attention ?
C’est aussi pour cette raison que je souhaite développer cette réflexion auprès des jeunes. À mon sens, éduquer ne consiste pas seulement à transmettre des connaissances.
Apprendre à lire, écrire, raisonner, résoudre un problème ou préparer un examen est essentiel, c’est incontestable.
Mais apprendre à se connaître, à identifier ce que l’on ressent, à prendre du recul, à écouter l’autre, à questionner ses croyances et à développer son esprit critique l’est tout autant.
C’est le sens des ateliers philosophiques et de méditation que j’animerai auprès des collégiens et des lycéens en amont de la projection.
La philosophie permet de questionner ⟷ La méditation permet d’expérimenter.
L’une ouvre un espace de réflexion, l’autre ouvre un espace d’observation intérieure. Imaginez lorsque les deux se rencontrent !
Prenons l’exemple d’un adolescent, qui s’appellera Théo. Théo peut apprendre à ne pas percevoir chacune de ses pensées pour une vérité. Il peut découvrir qu’une émotion, même très forte au départ, finit par évoluer. Théo peut expérimenter ce que signifie écouter réellement quelqu’un. Il peut apprendre à faire une pause avant de réagir.
Maintenant, imaginez notre adolescent à l’âge adulte : Théo à désormais assez de ressources pour traverser les périodes difficiles. 🧡
LE BONHEUR ET NOS RELATIONS
Le bonheur ne serait-il pas aussi une compétence relationnelle ?
Nous parlons beaucoup aujourd’hui de santé mentale, de stress, d’anxiété, de harcèlement scolaire, de surcharge mentale ou encore de difficultés relationnelles.
Ces sujets concernent les jeunes, mais aussi les parents, enseignants, professionnels de l’éducation, soignants, salariés, dirigeants.
Ce que nous vivons dans un domaine de notre vie peut naturellement se répercuter sur les autres. Un professionnel de santé peut ramener sa fatigue à la maison, un parent épuisé être moins disponible émotionnellement, et un enseignant sous pression avoir plus de difficultés à prendre du recul face à une situation en classe.
C’est pourquoi prendre soin de soi n’est pas un acte égoïste. Bien sûr, il s’agit de soi en priorité, mais c’est aussi une manière de prendre soin de la relation, peu importe laquelle.
La pleine conscience peut devenir un outil parmi tant d’autres pour développer cette présence à soi et aux autres.
Attention, elle ne règle pas tout ni ne remplace un accompagnement médical, ni une psychothérapie lorsque ceux-ci sont nécessaires.
Mais elle peut constituer un espace d’apprentissage : apprendre à observer, à respirer, à écouter, à accueillir ce qui se présente et à choisir davantage sa manière de répondre.
RDV LE 15 OCTOBRE
« C’est quoi le bonheur pour vous ? » : une question à laquelle vous pouvez répondre
L’une des raisons pour lesquelles j’aime le projet de Julien Peron, c’est qu’il ne vient pas nous expliquer ce qu’est le bonheur. En réalité, il nous invite plutôt à nous interroger.
Son documentaire, réalisé après quatre années de voyage et de rencontres, donne la parole à des philosophes, des scientifiques, des enseignants, des thérapeutes, des enfants et à de nombreuses personnes différentes rencontrées tout au long de son parcours.
Cette démarche fait totalement écho à son travail autour de l’éducation. À travers son magazine Innovation en Éducation, Julien Peron propose depuis plusieurs années des ressources destinées aux parents et aux professionnels de l’éducation, avec des approches qui peuvent faire évoluer nos manières d’accompagner les enfants.
Et c’est justement cette rencontre entre éducation, connaissance de soi, attention et bonheur que je souhaite faire vivre lors de cette soirée, alors rendez-vous le 15 octobre à Serres-Castet !
Le jeudi 15 octobre 2026, nous nous retrouverons au Centre Alexis Peyret à Serres- Castet, dans les Pyrénées-Atlantiques, pour une soirée un peu différente.
Une soirée pour regarder un film ? Oui, mais surtout, pour prendre le temps de réfléchir, de ressentir, d’échanger, de questionner nos certitudes.
Après la projection, je guiderai une méditation collective afin de permettre à chacun de faire une pause et de revenir à soi. Puis nous ouvrirons un débat autour du bonheur, qu’en dites-vous ? 😉
Parce qu’après avoir entendu tant de témoignages et découvert autant de regards différents, il me semble pertinent de ne pas simplement repartir avec une jolie idée. Mais de se demander :
Et moi, qu’est-ce que j’en fais ?
Qu’est-ce qui compte vraiment pour moi ?
Qu’est-ce qui me nourrit ?
Qu’est-ce qui m’épuise ?
À quoi est-ce que je donne mon attention ?
Quelle place est-ce que je laisse à mes relations ?
Mais aussi, est-ce que ma manière de vivre aujourd’hui ressemble à la vie que j’ai envie de vivre ? Et vous, c’est quoi le bonheur pour vous ?
Peut-être que cette question mérite finalement de nous accompagner bien au-delà du mois d’octobre. À la rentrée, nous avons souvent tendance à remplir nos agendas. Je vous propose cette année de remplir aussi un autre espace : celui de l’attention.
Prendre quelques minutes pour respirer, écouter vraiment son enfant, marcher sans téléphone, regarder le ciel, ou partager un repas sans écran.
Plus simple encore, s’arrêter avant de répondre sous le coup de l’émotion, observer ce qui se passe en soi, dire merci, rire, ne rien faire du tout et être pleinement là !
Ce sont de petites choses, certes, mais ce sont elles qui donnent une autre couleur à nos journées.
Peut-être que le bonheur n’est pas un état permanent à atteindre. Peut-être est-il davantage une capacité à reconnaître ce qui est déjà là. Et si, finalement, apprendre à être heureux commençait simplement par apprendre à être là ?
Rendez-vous le jeudi 15 octobre 2026, nous vous attendons nombreux !

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